Cette série a débuté pendant l'été 2020 et interroge notre rapport à l'objet "maison". La maison est ici vue comme objet symbolique et comme prolongement de notre propre comportement. Je me suis donc positionnée par rapport au lieu de vie et comment aujourd'hui le contexte pandémique met en avant le rejet de ce lieu protecteur. 

Travailler sur l'espace clos, l'enfermement, les limites de l'espace, l'intérieur, l'extérieur mais aussi l'identité de l'espace par rapport à ce que l'on en fait et comment on le construit. On vit, on détruit, on répare, on meuble sa maison comme on reflète notre maison intérieure.

J'ai commencé cette série avec des anonymes, en fuite et hors les murs. Puis je me suis intéressée à l'arrière plan comme personnage. L'idée est que l'objet inanimé et inerte (maison, chaise) exprime tout autant les traces de vie et d'existence que pourrait le faire le vivant.Chacun raconte une histoire. L'objet est aussi vu comme réceptacle des traces laissées par le vivant (rayures, entailles, tâches, désordre ...). Le lien est cette forme de ressenti qui ne nous lâche pas, le lien c'est aussi le geste pictural qui entaille la couleur tout autant qu'il coupe le papier. Couper c'est aussi faire disparaître pour ne garder que l'essentiel comme le fait la mémoire des vivants, l'ultime trace porteuse de l'histoire qui ne sera jamais oubliée.L'absence, le vide, l'effacement,la coupe mais aussi le mouvement, le souffle, le bruit du fusain révèle l'empreinte identitaire.

La série se compose de peintures châssis , le cadre comme limite, de fragments de maisons, aquarelles, vidéo, photographies. Techniques mixtes.

Expressionnisme.

Série en cours. Coll.privée

Atelier artiste peintre contemporain Delphine Alliens sur Blagnac Occitanie expressionnisme